Dans le cadre d'un protocole de recherche, nous avons réalisé une étude portant sur 127 personnes atteintes de phobies.
126 personnes sont totalement venues à bout de la souffrance émotionnelle qui les handicapait.
Dans plus de 80% des cas, la guérison est intervenue en une seule séance. (5 personnes n'ont pas été prises en compte dans cette étude après avoir renoncé à la suite d'une première séance sans résultat).
Pour en savoir plus sur les modalités de cette étude, consultez le site www.tipi.fr Les phobies naissent dans le ventre des mamans Pendant l'enfance et l'adolescence et dans notre vie d'adulte, les blessures émotionnelles sont nombreuses et variées. Il semble pourtant qu'elles ne puissent vraiment s'installer durablement en nous que dans la mesure où elles font écho à des événements survenus dans le ventre maternel ou à la naissance.
Une personne victime d’un accident de la route est souvent perturbée, pendant quelque temps, chaque fois qu’elle reprend le volant. Normalement, au fil des jours, sa peur se dissipe et laisse place à un souvenir plus ou moins diffus et lointain. Pour certaines personnes, au contraire, l’émotion reste présente et vivace. Des mois ou des années après, les cauchemars, les angoisses ou encore les crises de panique dès qu’il s’agit de conduire font désormais partie de leur vie. Au cours des séances que nous avons réalisées, ces personnes, au-delà de leur accident, ont toutes revécu un événement particulier survenu dans le ventre maternel.
Bien sûr, après la naissance et tout au long de la vie, la qualité de l’environnement psychologique et d’éventuels événements marquants viennent renforcer, densifier, élargir ou spécialiser les blessures survenues dans le ventre maternel. Par exemple, une personne qui, à l’état de fœtus, a été physiquement mise en danger par l’évacuation d’un jumeau non viable deviendra encore plus sensible à toute séparation si, notamment dans son enfance, elle est confrontée à d’autres ruptures violentes. Ce mécanisme est parfaitement décrit par le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux. La peur, par une activation neuronale spécifique forme dans notre cerveau la trace sensorielle de l’événement désagréable : le ressenti physique éprouvé est mémorisé et se manifeste par la suite à l’identique, chaque fois en se renforçant, dans toutes les situations perçues, souvent inconsciemment, comme similaires. Cette manifestation correspond à un signal répulsif qui, par prévention, est chargé de nous mettre en alerte d’un danger potentiel.
La guérison est impossible tant que le tout premier événement à l'origine du signal répulsif n’est pas revécu consciemment. Un adulte claustrophobe qui revivrait un accident automobile traumatisant survenu lors de son adolescence n’en retirerait, à ce stade, aucune amélioration durable. Et si sa quête l’entraînait par la suite dans son enfance à se revivre enfermé dans un placard, une cave ou un coffre de voiture, il ne serait toujours pas plus avancé. Peut-être même qu’ensuite, de retrouver brutalement la souffrance respiratoire éprouvée alors qu’il était emmêlé dans son cordon ombilical lors de sa naissance, n’apporterait pas non plus la guérison espérée. Pour être définitivement libéré de sa phobie, il lui faudra aller plus loin encore, vers un événement antérieur.
La technique d'identification sensorielle des peurs inconscientes élaborée par Luc Nicon, en amenant les personnes à revivre leurs souffrances prénatales, a permis de comprendre l'origine spécifique de chaque type de phobies.